Portrait de joueur
Mercredi, 30 Septembre 2009

Frédéric Deschênes est un exemple de constance, ce qui lui permet de faire sa place parmi les meilleurs gardiens de l'histoire de la LNAH.
Il y a 13 ans, il contribuait à mettre un terme à l'une des plus grandes disettes de l'histoire du hockey junior québécois en soulevant la coupe Memorial avec les Prédateurs de Granby. Aujourd'hui, Frédéric Deschênes, l'un des gardiens les plus victorieux de l'histoire de la LNAH, veut offrir au CRS Express de Saint-Georges son premier championnat.
« J'en ai entendu parler, c'est certain », avoue Frédéric Deschênes au sujet de la disette de 11 saisons du CRS Express de Saint-Georges. « Il y a d'excellents partisans de hockey à Saint-Georges et l'objectif de tous est de gagner la coupe Futura. Nous avons plusieurs objectifs à court terme, mais au bout du compte, nous voulons gagner les séries éliminatoires. Il ne faut pas avoir peur de se fixer cet objectif », raconte Deschênes, qui a à peu près tout vécu – sauf un championnat – au cours de ses sept premières saisons dans la LNAH.
La saison dernière, Frédéric Deschênes vivait deux déménagements en peu de temps, étant d'abord échangé pendant l'été à Sainte-Marie après six saisons à Thetford Mines. Quelques jours à peine après le début de la saison, le gardien natif de Québec devenait un membre du CRS Express. « C'est possiblement la meilleure chose qui me soit arrivée dans les dernières années. J'ai joint une très bonne organisation et j'ai disputé ma meilleure saison depuis longtemps », affirme Deschênes, qui a remporté 21 victoires contre seulement sept revers.
La saison 2009-2010 est encore très jeune, mais déjà, le vétéran gardien de but semble reprendre là où il a laissé au printemps dernier. Il a été nommé la troisième étoile de la première semaine de jeu dans la LNAH à la suite d'une performance remarquable face à Saguenay. « Ce n'est pas de quoi se péter les bretelles », lance en toute humilité le gardien-étoile. « Mais c'est toujours mieux de partir du bon pied que de débuter la saison tout croche! »
Électricien de métier et père de famille, Frédéric Deschênes ne voit pas encore le jour où il accrochera ses patins et ses jambières. « J'ai toujours dit que j'allais jouer jusqu'à 40 ans! », raconte en riant l'athlète de 33 ans. « Pour un gardien de but, la clé est de demeurer loin des blessures. L'âge nous rend peut-être moins rapide, mais nous gagnons en expérience et en vision du jeu. » Cet été, même s'il n'a pas chaussé les patins, Deschênes s'est entraîné afin de demeurer dans une condition physique exemplaire. Ne rien prendre pour acquis, voilà sa devise.
C'est avec cette mentalité que Deschênes est parvenu à inscrire son nom parmi les meilleurs gardiens de l'histoire de la LNAH. Il occupe le premier rang de l'histoire avec 11 blanchissages et le troisième rang avec 129 victoires en carrière. D'ici la fin de la saison, il pourrait devancer Denis Desbiens au chapitre des victoires et ainsi prendre le deuxième rang de l'histoire, derrière Luc Bélanger du Lois Jeans de Pont-Rouge. « Le temps joue en ma faveur, mais il faut réussir à être constant et je crois que dans ma carrière, j'ai toujours eu une bonne constance. »
Des souvenirs impérissables
Au printemps 1996, Frédéric Deschênes guidait, pour la première fois en 25 ans, une équipe du Québec à la conquête de la coupe Memorial. Qu'on le veuille ou non, cette victoire des Prédateurs de Granby l'a mis sur la carte du hockey. « La victoire de la coupe Memorial représente l'un des points majeurs de ma carrière. Dans ma tête, c'était le deuxième trophée en importance, après la coupe Stanley. Et d'avoir pu aider le Québec à gagner ce trophée, c'est incroyable. J'ai vécu des moments uniques que je n'oublierai jamais. J'ai des frissons juste à en parler! »
Choix de cinquième ronde des Red Wings de Detroit au repêchage de 1994, Deschênes a roulé sa bosse pendant plusieurs années dans les circuits mineurs aux États-Unis, atteignant la Ligue Américaine à quelques reprises. Même s'il a participé à deux camps avec les Wings, Frédéric Deschênes n'est jamais parvenu à décrocher un contrat avec l'équipe du Michigan. « Évidemment, il y a bien des choses que j'aurais aimé accomplir dans ma carrière, mais bien souvent, on fait ce qu'on peut, pas nécessairement ce qu'on veut », dit-il avec philosophie. « Je ne regrette absolument rien puisque je peux me dire que j'ai essayé. Dans une carrière, on ne contrôle pas tout! »
Fort d'une personnalité calme et de réflexes bien aiguisés, Frédéric Deschênes espère continuer de s'imposer comme l'un des meilleurs cerbères de la LNAH, en attendant de conduire le CRS Express jusqu'à la victoire ultime.
Pier-Luc Nappert
Directeur des communications
Ligue Nord Américaine de Hockey
www.lnah.com